Aux archives de l’animisme

En 1871, Edward Tylor rejeta les récits de son temps qui niaient l’existence de croyances religieuses chez certains peu-ples alors considérés comme sauvages. C’était le cas, en particulier, de l’explorateur victorien Samuel Baker, dont l’autorité ethnographique fut mise en cause à travers la citatio...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Autor Principal: Rosa, Frederico Delgado
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Mélanges de la Casa de Velázquez 2015
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:En 1871, Edward Tylor rejeta les récits de son temps qui niaient l’existence de croyances religieuses chez certains peu-ples alors considérés comme sauvages. C’était le cas, en particulier, de l’explorateur victorien Samuel Baker, dont l’autorité ethnographique fut mise en cause à travers la citation de quelques voyageurs européens qui avaient également observé les peuples nilotiques - dont les Nuer. Contrairement à d’autres sources de Primitive Culture, la qualité de ces ethno-graphies oubliées était, hélas, tout à fait médiocre ; mais elles permirent à Tylor de faire l’une des affirmations les plus décisives de son œuvre, celle de l’universalité de l’animisme. Cette problématique est indissociable d’une perspective ethnographique cumulative qui représente aussi l’une des questions grandioses de Tylor et un défi pour la sensibilité anthropologique dominante à l’heure actuelle, notamment en ce qui concerne la critique postcoloniale des contenus ethnographiques des archives.