De l’autre côté du monde : langues véhiculaires et communication interethnique dans l’océan Indien à l’époque de la découverte portugaise

En arrivant dans l’océan Indien, à la fin du xve siècle, les Portugais se servirent surtout de l’arabe pour communiquer avec les autorités locales. Nombre d’entre eux connaissaient cette langue depuis que le Portugal avait occupé des places-fortes sur la côte marocaine. Découvrant bientôt que la lan...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Hovedforfatter: Thomaz, Luís Filipe
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Mélanges de la Casa de Velázquez 2015
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:En arrivant dans l’océan Indien, à la fin du xve siècle, les Portugais se servirent surtout de l’arabe pour communiquer avec les autorités locales. Nombre d’entre eux connaissaient cette langue depuis que le Portugal avait occupé des places-fortes sur la côte marocaine. Découvrant bientôt que la langue de culture de l’Inde était le persan plutôt que l’arabe, quelques Portugais apprirent cette langue, ce qui facilita leurs contacts diplomatiques en Inde et au-delà. En Asie du Sud-Est, la langue de commerce était le malais, utilisé jusqu’aux côtes de la Chine. Le portugais se répandit ensuite graduellement dans tout l’océan Indien et devint langue véhiculaire aux côtés du malais. Au xviie siècle, il supplanta le malais dans ce rôle et plusieurs traités entre les Anglais ou les Hollandais et des potentats locaux furent même rédigés en portugais. D’autres langues véhiculaires jouèrent un rôle plus effacé, comme le swahili, sur la côte orientale africaine ou le tétun à Timor.