Colonia, entre appropriation et rejet : la naissance d’un concept (de la fin des années 1750 aux révolutions hispaniques)
Dans la seconde moitié du xviiie siècle, le mot « colonia » s’enrichit d’une pluralité de sens qui finit par le transformer, au moment des révolutions hispaniques, en arme politique. Partant d’une acception démographique, le mot acquiert une dimension économique chez les élites impliquées dans les r...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2013
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans la seconde moitié du xviiie siècle, le mot « colonia » s’enrichit d’une pluralité de sens qui finit par le transformer, au moment des révolutions hispaniques, en arme politique. Partant d’une acception démographique, le mot acquiert une dimension économique chez les élites impliquées dans les réformes économiques. Son spectre d’utilisation reste cependant limité, pendant longtemps, aux seuls serviteurs de la Monarchie qui en font un outil d’analyse à usage interne destiné à saisir l’espace américain. Les débats suscités par la diffusion des œuvres de Raynal ou de Robertson, qui critiquent la colonisation espagnole, contribuent à la banalisation du mot après la Guerre d’Indépendance américaine. Pourtant, ce sont les révolutions hispaniques qui, créant un nouveau contexte politique, transforment le mot en concept politique. Dans cette phase intense de politisation, le mot est alors instrumentalisé pour capter la fidélité des Américains. |
|---|