Nation et apprentissage de la masculinité. L’exemple des jeunes Français au xixe siècle
Les historien(ne)s ont souligné depuis longtemps déjà l’opposition en France entre construction masculine du politique et représentations féminines de la nation. Dès 1979, dans son travail au long cours sur les Marianne, Maurice Agulhon s’interroge sur le lien entre genre et République, une question...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2012
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les historien(ne)s ont souligné depuis longtemps déjà l’opposition en France entre construction masculine du politique et représentations féminines de la nation. Dès 1979, dans son travail au long cours sur les Marianne, Maurice Agulhon s’interroge sur le lien entre genre et République, une question alors discutée par les spécialistes de l’histoire des femmes. Mais les Marianne sont loin d’épuiser le sujet puisque l’éviction politique des femmes lors de la Révolution française a également suscité des interprétations divergentes sur lesquelles il convient de revenir. C’est en saisissant sur le vif la façon dont les adolescents et les jeunes hommes s’approprient les modèles du citoyen et du soldat que l’on comprend le lien entre nation, citoyenneté et construction de la masculinité. La fascination juvénile pour la geste militaire du citoyen en armes va ainsi de pair avec la volonté de s’initier aux règles politiques et de se conduire en citoyens avant même d’avoir l’âge de voter. |
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