L’existence et le nom du Front populaire comme enjeux d’interprétation et d’appropriation (1936-1938)
Pendant la guerre civile espagnole, le Front populaire resta une formule à succès, la « marque déposée » d’une mobilisation électorale réussie, signe d’identité d’un peuple travailleur au nom duquel militaient les partis de gauche avant le 18 juillet 1936. Son usage devint pourtant trivial dans les...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2013
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Pendant la guerre civile espagnole, le Front populaire resta une formule à succès, la « marque déposée » d’une mobilisation électorale réussie, signe d’identité d’un peuple travailleur au nom duquel militaient les partis de gauche avant le 18 juillet 1936. Son usage devint pourtant trivial dans les premiers mois du conflit, et fut relégué par l’injonction redoutable à « l’unité ». Tant que celle-ci fut une arme à elle seule efficace pour disqualifier ceux que l’on présentait comme ses ennemis, le Front populaire tomba en désuétude et fut même négligé par le PCE, au grand dam de Palmiro Togliatti. Celui-ci, à partir de l’été 1937 déterra l’expression comme une hache de guerre, à un moment où il percevait comme un danger réel le fait que l’unité puisse se réaliser contre les communistes. C’est lors de sa renaissance au printemps de 1938 que la formule démontra toute son utilité comme instrument de contrôle politique au bénéfice du gouvernement d’Union nationale dit de « Front populaire ». |
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