« La dulce tristeza del arte »

La souffrance est l’un de ces ineffables intenses que l’art de Leopoldo Alas Clarín frôle : la poétique de la douleur élaborée dans ses écrits littéraires et critiques se nourrit d’une méditation ontologique et métaphysique, prend forme dans une représentation réaliste, et repose sur une théorie de...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
المؤلف الرئيسي: Fillière, Carole
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Mélanges de la Casa de Velázquez 2012
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:La souffrance est l’un de ces ineffables intenses que l’art de Leopoldo Alas Clarín frôle : la poétique de la douleur élaborée dans ses écrits littéraires et critiques se nourrit d’une méditation ontologique et métaphysique, prend forme dans une représentation réaliste, et repose sur une théorie de l’effet esthétique. Dans sa défense d’une mimésis intime, Clarín attire l’attention sur ce qui distingue l’art réaliste du pessimisme philosophique. L’étude du profond intérêt qu’il prête à Schopenhauer et de la représentation ironique de ses thèses philosophiques impose son rejet d’un système destructeur d’idéal. L’enjeu de la tristesse littéraire est la représentation du vivant créaturel : elle fait accéder le réalisme quotidien et universel au sérieux et au sublime. C’est pourquoi l’esthétique clarinienne se situe à la croisée de l’art et de la métaphysique. Elle implique un choix éthique né de l’engagement de l’artiste dans el dolor metafísico et la capacité de l’œuvre à provoquer un sentiment empathique transcendant, étroitement lié au plaisir esthétique.