La propagande hagiographique des villes espagnoles au xviie siècle
À travers l’étude iconographique de sainte Juste et de sainte Rufine, cet article propose d’analyser un cas exemplaire de saintes patronnes espagnoles de culte immémorial dans la Monarchie Catholique des Habsbourg mineurs. Parce que les figures de sainte Juste et de sainte Rufine sont construites su...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2009
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | À travers l’étude iconographique de sainte Juste et de sainte Rufine, cet article propose d’analyser un cas exemplaire de saintes patronnes espagnoles de culte immémorial dans la Monarchie Catholique des Habsbourg mineurs. Parce que les figures de sainte Juste et de sainte Rufine sont construites sur le modèle des saintes vierges et martyres, les vertus de la virginité et du martyre sont mises en valeur dans différents types de représentation afin non seulement d’édifier le spectateur dévot susceptible d’imiter cet exemple de vie, mais aussi de mettre les saintes sévillanes sur le même plan que les saintes vierges et martyres universelles, comme sainte Agnès ou sainte Ursule. C’est ainsi qu’à partir du début du xviie siècle l’hagiographie de ces saintes patronnes entre pleinement dans le jeu des revendications identitaires locales : Séville, avec ses vierges et martyres Juste et Rufine, peut concurrencer la Rome chrétienne. Enfin, le cas de Séville au xviie siècle est particulièrement intéressant car cette propagande hagiographique locale se trouve confrontée à la promotion du culte du roi Ferdinand III, saint monarchique qui sert les intérêts politiques des Habsbourg. |
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