La lecture hagiographique comme pratique religieuse féminine (Espagne, xvie-xviie siècles)

La place des lectures hagiographiques dans l’éducation religieuse des enfants, puis dans la vie spirituelle des religieuses, aux xvie et xviie siècles, peut être appréhendée à partir des autobiographies féminines. Les Vies de saints, notamment de martyrs, sont lues dès l’enfance, dans le cadre famil...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Glavni avtor: Poutrin, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Mélanges de la Casa de Velázquez 2009
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:La place des lectures hagiographiques dans l’éducation religieuse des enfants, puis dans la vie spirituelle des religieuses, aux xvie et xviie siècles, peut être appréhendée à partir des autobiographies féminines. Les Vies de saints, notamment de martyrs, sont lues dès l’enfance, dans le cadre familial. Elles font partie d’un programme éducatif qui privilégie les livres de dévotion et qui rejette les livres profanes, romans de chevalerie ou comédies. Sous l’influence des récits hagiographiques, les jeunes filles développent des gestes d’imitation, qui doivent cependant s’ajuster aux conceptions courantes de la bienséance et de l’obéissance exigées des femmes. À l’adolescence et à l’âge adulte, le désir d’imitation se porte, chez certaines religieuses, sur les états spirituels extraordinaires décrits dans les Vies de grandes saintes telles que Catherine de Sienne. La production hagiographique se renouvelle, avec les biographies de religieuses mystiques espagnoles du xvie s. et du début du xviie siècle. À leur tour, ces figures influencent les religieuses de la seconde moitié du xviie siècle, mais l’attraction de ce modèle hagiographique est alors de plus en plus contestée.