Enquête hagiographique et mythification historique

En 1572, le chroniqueur Ambrosio de Morales, muni d’une cédule royale, fut chargé de parcourir les royaumes de Galice et de Léon, ainsi que la principauté des Asturies, afin d’y dresser l’inventaire des reliques, livres anciens et sépultures royales conservés dans les églises et les monastères. Mora...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Autore principale: Edouard, Sylvène
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Mélanges de la Casa de Velázquez 2009
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:En 1572, le chroniqueur Ambrosio de Morales, muni d’une cédule royale, fut chargé de parcourir les royaumes de Galice et de Léon, ainsi que la principauté des Asturies, afin d’y dresser l’inventaire des reliques, livres anciens et sépultures royales conservés dans les églises et les monastères. Morales parcourut l’ancien royaume asturo-léonais, choisi pour ses critères historiques, comme étant la base de la reconquête et du repeuplement dès le viiie siècle et en tant que région riche en reliques comptant parmi les plus anciennes d’Espagne. Morales estima que nombre de ces reliques étaient dignes de rejoindre le palais-monastère de l’Escorial. Philippe II désirait en effet enrichir sa collection personnelle en signe de sa ferveur mais aussi pour faire la démonstration de la richesse et de l’ancienneté de la dévotion catholique espagnole. Par cette recherche, Morales fit aussi l’inventaire des sources de la catholicité de l’Espagne « moderne », respectueuse des décrets du concile de Trente. Son enquête enseigne une mémoire mythifiée par l’apologie des saints et des conquérants ainsi qu’une mémoire vivifiée par la réforme catholique soutenue par Philippe II.