Les colonies latines et les frontières régionales de l’Italie
Les régions augustéennes, malgré leur caractère artificiel, correspondent en gros aux blocs ethniques antérieurs. On s’interroge ici sur la manière dont se sont fixées les limites régionales, à partir de quels repères et de quels antécédents. Le témoignage d’Horace (Satires, II, 1, 34-39), originair...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2010
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les régions augustéennes, malgré leur caractère artificiel, correspondent en gros aux blocs ethniques antérieurs. On s’interroge ici sur la manière dont se sont fixées les limites régionales, à partir de quels repères et de quels antécédents. Le témoignage d’Horace (Satires, II, 1, 34-39), originaire de la colonie latine de Venosa, révèle la perception qu’on pouvait avoir des frontières ethniques en Italie, entre la guerre sociale et Auguste. Le territoire de Venusia est une zone-tampon entre Apulie et Lucanie qui contribue à fixer les confins de l’une et de l’autre. Cette position sur la frontière, loin de caractériser la seule Venusia, est celle de toutes les colonies latines postérieures à 312 av. J.-C., situées aux confins (terrestres ou maritimes) des futures régions italiennes. Nées comme des sentinelles avancées de l’imperium de Rome, elles ont contribué en retour à figer les frontières ethniques entre lesquelles elles introduisaient le corps étranger de la Latinitas. |
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