Le territoire celtibère : essai de définition

La délimitation du territoire celtibère est incertaine dans la mesure où nous ne savons pas de façon sûre quels étaient les différents peuples considérés comme celtibères. Si l’on met de côté l’emploi de l’adjectif « celtibérique », chez les géographes, on s’aperçoit que le qualificatif de « celtibè...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Hovedforfatter: Lambert, Pierre-Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Mélanges de la Casa de Velázquez 2010
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:La délimitation du territoire celtibère est incertaine dans la mesure où nous ne savons pas de façon sûre quels étaient les différents peuples considérés comme celtibères. Si l’on met de côté l’emploi de l’adjectif « celtibérique », chez les géographes, on s’aperçoit que le qualificatif de « celtibère » n’englobe pas tous les peuples celtiques d’Espagne, même si les historiens ont eu tendance à mettre en rapport avec les Celtibères les divers Celtici de l’ouest de la Péninsule. Parmi les peuples proprement celtibères, il faut certainement distinguer entre ceux de l’est (vallées de l’Èbre et du Jalon), les premiers en contact avec les Romains, et les Arévaques, Pelendones et Berones, au nord-ouest, parmi lesquels les Numantins ont offert l’exemple de la résistance la plus longue et la plus acharnée. Sur le plan linguistique, les preuves existent mais ne sont pas toutes concordantes : les documents onomastiques montreraient une occupation celtibère beaucoup plus large que le seul domaine des inscriptions celtibères. Il faut repenser l’espace celtibère comme une entité variable et déterminée par un mouvement d’expansion, plus ou moins violente, à partir d’une zone montagneuse de refuge. Les celtibères intervenaient chez leurs voisins comme alliés, comme mercenaires, ou comme envahisseurs selon les circonstances. À propos de l’intitulé du troisième bronze de Botorrita : on propose une interprétation reposant sur la métaphore de « l’essaim d’abeilles », comme se référant aux populations en migration. Les historiens mentionnent plusieurs exemples de migrations : les unes spontanées, sortes de uer sacrum, les autres organisées par la puissance romaine. Nous estimons que les deux cents noms de personnes sont ceux de candidats à l’émigration, TarKuai pouvant indiquer la destination choisie.