Les paradoxes de la politisation dans la fonction publique

Les employés de l’État représentaient au lendemain de la guerre d’Indépendance une proportion importante des élites et des classes moyennes espagnoles. De nombreux indices suggèrent que ce groupe a été affecté très tôt par la pensée libérale. Néanmoins, on ne doit pas analyser cette attitude uniquem...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
1. Verfasser: Luis, Jean-Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Mélanges de la Casa de Velázquez 2010
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Les employés de l’État représentaient au lendemain de la guerre d’Indépendance une proportion importante des élites et des classes moyennes espagnoles. De nombreux indices suggèrent que ce groupe a été affecté très tôt par la pensée libérale. Néanmoins, on ne doit pas analyser cette attitude uniquement comme une posture idéologique. Elle est aussi fondée sur une réaction de défense à l’égard des attaques de l’absolutisme de FerdinandVII. Les valeurs anciennes (l’emploi comme émanation de la grâce royale et d’un patronage) et nouvelles (mérite, esprit de corps et emploi perçu comme une propriété) de la bureaucratie restent très prégnantes jusqu’aux années 1830 et expliquent le mécontentement profond à l’égard des épurations imposées par le pouvoir politique. Par la suite, l’État libéral déçoit les employés car il impose la fin de la stabilité de l’emploi. Cette politique eut comme conséquence une certaine rénovation du personnel d’une administration autrefois marquée par une forte endogamie.