Les ressortissants de la protection consulaire française en pays musulman

Depuis la prise d’Alger en 1830, les musulmans et les juifs algériens qui ont trouvé refuge dans cette régence ottomane peuvent bénéficier de la protection consulaire française, à certaines conditions et s’ils en font la demande. Peu d’entre eux acceptent d’être ainsi immatriculés. Mais en 1865, la...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Главный автор: Planel, Anne-Marie
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Mélanges de la Casa de Velázquez 2021
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Depuis la prise d’Alger en 1830, les musulmans et les juifs algériens qui ont trouvé refuge dans cette régence ottomane peuvent bénéficier de la protection consulaire française, à certaines conditions et s’ils en font la demande. Peu d’entre eux acceptent d’être ainsi immatriculés. Mais en 1865, la déclaration de Napoléon III selon laquelle les Arabes d’Algérie sont désormais des nationaux français, et non plus des sujets, leur fait espérer « le droit d’avoir des droits ». La reconnaissance juridique d’une appartenance nationale française n’autorise pas les colonisés algériens à devenir collectivement des citoyens français. Elle provoque pourtant un conflit de souveraineté entre le consulat français et le bey de Tunis, dont les Algériens immatriculés français sont les victimes : certains sont expulsés par le gouvernement tunisien vers l’Algérie française, d’autres sont « dénationalisés » par le consulat, s’ils continuent à vivre au sein de la « nation tunisienne ».