La genèse du dizain « Niñez » de Jorge Guillén
En amont du dizain «Niñez», publié par Jorge Guillén dans la première édition complète de Cántico (1950), se trouve un manuscrit de quarante-quatre pages écrites entre 1945 et 1947. Le point de départ de cet avant-texte est particulièrement étonnant, puisque la première page présente à ses lecteurs...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2010
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En amont du dizain «Niñez», publié par Jorge Guillén dans la première édition complète de Cántico (1950), se trouve un manuscrit de quarante-quatre pages écrites entre 1945 et 1947. Le point de départ de cet avant-texte est particulièrement étonnant, puisque la première page présente à ses lecteurs une sorte de « dessin » où des temps forts et faibles semblent alterner dans l’esprit de l’auteur avant qu’aucun mot ne soit encore couché. On se rappelle alors les « syllabes vaines » que Valéry a désignées dans ses textes en prose comme le commencement possible d’un poème et l’on cherche à préciser de quelle(s) manière(s) un objet linguistique a pu se constituer à partir d’une cadence (ou d’un rythme). En explorant méthodiquement les va-et-vient de Guillén, et en mesurant la distance qui sépare le projet poétique initial du texte publié, on s’aperçoit que la part de préméditation est certainement infime dans l’écriture de « Niñez » ; le texte s’informe, au contraire, au fur et à mesure que la langue espagnole laisse entendre son discours et que le poète le récupère à son compte avec le savoir-faire dont il est capable. |
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