Le discours captieux
Paradoxalement, la polémique qui a opposé moderniste et minimalisme s’est déroulée, dans toute sa virulence, à l’intérieur d’un champ unique, celui de la phénoménologie : en effet, les écrits de Merleau-Ponty exercèrent une influence décisive aussi bien sur Michael Fried que sur Robert Morris et Ros...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/marges, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Marges
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Paradoxalement, la polémique qui a opposé moderniste et minimalisme s’est déroulée, dans toute sa virulence, à l’intérieur d’un champ unique, celui de la phénoménologie : en effet, les écrits de Merleau-Ponty exercèrent une influence décisive aussi bien sur Michael Fried que sur Robert Morris et Rosalind Krauss. On essayera de « déconstruire » la divergence qui sépare les protagonistes de cette querelle pour montrer que leurs lectures phénoménologiques respectives ne font que proposer des articulations différentes d’un même compromis entre formalisme et corporalité. On comprendra ainsi qu’une tension structurelle entre gestualité corporelle et syntaxe abstraite, entre « perception » du poids et « connaissance » de la forme, sous-tend le domaine sculptural des années 1960 et que seul le discours « captieux » de la phénoménologie – dans son ambition « contradictoire » (Fried) d’unir corps et syntaxe – se révèle à mesure de la comprendre. |
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