Le dilemme éthique d’un périodique artistique : art press et « l’affaire Finlay »
En 1987, la revue art press dénonce dans ses colonnes une exposition de l’artiste écossais Ian Hamilton Finlay : l’inscription de croix gammées dans l’une de ses sculptures témoignerait de ses sympathies pour l’idéologie nazie. De cette dénonciation initiale découle l’annulation d’une commande passé...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/marges, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Marges
2022
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | En 1987, la revue art press dénonce dans ses colonnes une exposition de l’artiste écossais Ian Hamilton Finlay : l’inscription de croix gammées dans l’une de ses sculptures témoignerait de ses sympathies pour l’idéologie nazie. De cette dénonciation initiale découle l’annulation d’une commande passée à l’artiste par le ministère de la Culture. Notre objectif dans cet article est de mettre en lumière le cas particulier que constitue l’Affaire Finlay, qui est l’occasion d’une contradiction dans les valeurs éthiques de la revue : habituée à batailler pour la liberté de création des artistes, elle en vient, indirectement, à censurer Finlay. De quelle conception éthique ces prises de position témoignent-elles ? Quel rôle une revue peut-elle jouer, en tant qu’instance prescriptrice, dans l’espace médiatique et l’écosystème artistique ? Nous détaillons ici les justifications et la construction argumentative déployée par art press afin d’appréhender les frictions entre esthétique et éthique ainsi suscitées. |
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