Les « Ramli », Jardins de culture du littoral nord-est tunisien : cartographie de l’évolution récente d’un système original d’irrigation

Cette contribution vise à étudier, par approche cartographique, l’évolution récente des jardins de culture « Ramli ». Ce parcellaire agricole a été aménagé sur la lagune de Sidi Ali El Mekki (zone humide du golfe de Tunis, l’ancienne baie d’Utique). Il est irrigué par un système original, utilisant...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/mappemonde,
Autors principals: Samaâli, Hamouda, Tounsi-Guerin, Ibtissem
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Mappemonde 2019
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Cette contribution vise à étudier, par approche cartographique, l’évolution récente des jardins de culture « Ramli ». Ce parcellaire agricole a été aménagé sur la lagune de Sidi Ali El Mekki (zone humide du golfe de Tunis, l’ancienne baie d’Utique). Il est irrigué par un système original, utilisant le mouvement des marées, mouvement qui pousse la nappe phréatique jusqu’aux racines. L’approche méthodologique se base sur l’utilisation d’une variété de données cartographiques, photographiques et satellitaires à grandes échelles traitées sous un SIG. Cette étude s’appuie en outre sur une enquête réalisée auprès 67 agriculteurs locaux. Le travail sur l’évolution parcellaire s’étaye sur la cartographie des changements dans l’occupation du sol entre 1948 et 2016 et il est consolidé par les résultats statistiques des indices de structure spatiale qui ont permis de mettre en évidence des mutations profondes. En effet, entre 1948 et 1982 ce sont les berges nord de la lagune qui abritaient l’essentiel des parcelles agricoles aménagées pour cette période, soit 28,35 % de la surface agricole totale. À partir des années « 1980 » et avec les transformations sédimentaires, la zone située sur le littoral a accueilli l’essentiel des exploitations agricoles aménagées avec un taux d’accroissement de l’ordre de 217,5 %. Après 2010, cette même zone a subi une forte pression anthropique et accueilli l’essentiel de l’urbanisation qui risque de réduire l’aire de ces jardins uniques au monde.