L’horreur de Hérédité : une mise en scène de l’inquiétant « familial »
Hérédité, le premier long métrage d’Ari Aster, témoigne d’emblée d’une hybridité générique qui lui confère une identité ambivalente : cette ambivalence est au cœur de l’inquiétant familier freudien, et au-delà de la volonté assumée du réalisateur de susciter ce sentiment, son traitement du thème de...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mise au point
2023
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Hérédité, le premier long métrage d’Ari Aster, témoigne d’emblée d’une hybridité générique qui lui confère une identité ambivalente : cette ambivalence est au cœur de l’inquiétant familier freudien, et au-delà de la volonté assumée du réalisateur de susciter ce sentiment, son traitement du thème de la famille peut être envisagé comme l’incarnation paradigmatique de ce concept. En effet, la séquence d’ouverture introduit déjà, au moyen d’un jeu sur l’imbrication et l’artificialité des espaces, les motifs du dédoublement et de la fatalité ; or il s’agit là de rouages déterminants de l’unheimlich freudien qui, incarnés à des niveaux narratifs et formels allant de la citation extradiégétique à la structure même du film, trahissent tout le projet de Hérédité. La confusion de la maison et la famille qui l’occupe – le « clan » antique – dans la métaphore tragique conduit enfin à la mise en scène, à travers les espaces domestiques, liminaux ou imbriqués de Hérédité, d’un « inquiétant familial » refoulé faisant retour dans le psychisme collectif des Graham. Le film d’Aster s’achève, formellement et symboliquement, où il a commencé, et cette trajectoire circulaire mime la dialectique de l’unheimlich freudien aussi bien qu’elle lorgne vers l’hérédité du film lui-même. |
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