Un coming-of-age métis à la française ?Lecture intersectionnelle de récits diasporiques en mouvement dans 35 Rhums (Claire Denis, 2008) et Khamsa (Karim Dridi, 2008)
Depuis le début des années 2000, de nombreux films français ont mis en scène des protagonistes jeunes métisses dans leur transition vers l’âge adulte. Ce processus et genre cinématographique appelé « coming-of-age » dans les pays anglophones n’a pas d’équivalent linguistique en France. Deux films so...
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| المؤلفون الرئيسيون: | , |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Mise au point
2023
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Depuis le début des années 2000, de nombreux films français ont mis en scène des protagonistes jeunes métisses dans leur transition vers l’âge adulte. Ce processus et genre cinématographique appelé « coming-of-age » dans les pays anglophones n’a pas d’équivalent linguistique en France. Deux films sortis après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2008, 35 Rhums de Claire Denis et Khamsa de Karim Dridi, s’approprient cette « transition » pour interroger l’impact des héritages postcoloniaux dans la société française. La mise en dialogue de ces deux films révèle des rapprochements dans l’expression de traumatismes intergénérationnels, la réalisation de rites de passage dans des lieux de mémoire et les difficultés des personnages à s’enraciner dans leur francité, qui s’expriment souvent dans le choix de s’exiler. L’angle intersectionnel permet une analyse de la construction des personnages, au-delà des identités de « race » et d’origine pour y inclure le genre, la classe et les habiletés corporelles. Les films deviennent des laboratoires de construction d’identités plurielles, qui rendent plus complexes les représentations stéréotypées des « jeunes de banlieue » dans l’espace public français. |
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