Produire depuis ses expériences minoritaires :Le processus inclusif de The Woman’s Film (1971) à l’épreuve de la représentation filmique

Dans cet article, nous nous proposons d’analyser le court métrage The Woman’s Film réalisé en 1971 par le collectif American Newsreel Collective fondé par Judy Smith (22 ans), Louise Alaimo (29 ans) et Ellen Sorren (22 ans). Ce documentaire en noir et blanc, de quarante-cinq minutes tourné en 16 mm,...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/map,
Autor principal: Cazaux, Maud
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Mise au point 2023
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Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Dans cet article, nous nous proposons d’analyser le court métrage The Woman’s Film réalisé en 1971 par le collectif American Newsreel Collective fondé par Judy Smith (22 ans), Louise Alaimo (29 ans) et Ellen Sorren (22 ans). Ce documentaire en noir et blanc, de quarante-cinq minutes tourné en 16 mm, est considéré comme un des premiers documentaires féministes. Le film présente le récit de cinq femmes issues de la classe ouvrière et de la classe moyenne qui narrent leur prise de conscience des multiples oppressions qu’elles subissent et la lutte qu’elles leur opposent au quotidien. C’est à partir des formes d’oppression rencontrées par ces femmes au sein de leur foyer, de leur travail, dans leur quotidien le plus ordinaire que le film cherche à bâtir un discours fondateur du féminisme au travers duquel les femmes de tous horizons devraient pouvoir se reconnaître. Dans cette analyse, nous nous intéresserons à la façon dont le film constitue une nouvelle étape de la pensée féministe. En effet, c’est en interrogeant la construction des représentations de classe, de race, de genre que le film expose l’émergence d’une pensée intersectionnelle qui parle du lieu particulier des dominations en situant l’individu au croisement de ces rapports de pouvoir. Nous verrons alors comment le film travaille une renégociation des catégories de l’hégémonie blanche pour renouveler les représentations du corps féminin et faire advenir une nouvelle pensée des catégories identitaires.