L’intersectionnalité de Black Panther est l’affaire de ses publics
La suppression en postproduction d’une liaison LGBTQ, initialement présente dans les comics, entre les personnages d’Ayo et Okoye a entraîné une vague de protestation sous le #LetAyoHaveAGirlfriend. Ce straightwashing, soit l’habitude des studios à dépeindre des personnages originellement queers en...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
|---|---|
| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Mise au point
2023
|
| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La suppression en postproduction d’une liaison LGBTQ, initialement présente dans les comics, entre les personnages d’Ayo et Okoye a entraîné une vague de protestation sous le #LetAyoHaveAGirlfriend. Ce straightwashing, soit l’habitude des studios à dépeindre des personnages originellement queers en figures hétérosexuelles, n’est pourtant pas nouveau. Il reste symptomatique de la difficulté à rendre intelligibles les oppressions et discriminations multiples subies par certains groupes sociaux, comme le théorise Kimberlé Crenshaw sous le concept d’intersectionnalité. Néanmoins, l’étude de ce hashtag invite à mieux comprendre le rapport des minorités à la notion d’intersectionnalité au cinéma. Notamment la façon dont les publics réussissent à construire des réflexions et représentations intersectionnelles de personnages complexes, pourtant réduits à une expression générique par la production. |
|---|