Abysses du péplum : stratégies d’écriture et faux-fuyants critiques autour d’un genre sidérant
Après plus de trois décennies d’interruption, le renouveau du péplum hollywoodien dans les années 2000 plonge la critique française dans l’embarras. Faut-il prendre le genre au sérieux, lui accorder le sens de l’ironie ou le considérer d’emblée comme frivole, en dépit du bagage culturel et cinéphili...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mise au point
2022
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Après plus de trois décennies d’interruption, le renouveau du péplum hollywoodien dans les années 2000 plonge la critique française dans l’embarras. Faut-il prendre le genre au sérieux, lui accorder le sens de l’ironie ou le considérer d’emblée comme frivole, en dépit du bagage culturel et cinéphilique auquel il se réfère ? Dans le sillage de Gladiator, la veine historico-biblique la plus ambitieuse semble peu compatible avec la rhétorique du chef-d’œuvre et suscite le sarcasme, mais également des crispations identitaires touchant à la préservation et à la promotion de la culture occidentale. Après 300, le cycle mythologico-fantastique est accueilli de façon plus expéditive comme une tendance intrinsèquement nanardesque, l’évaluation des films reposant de manière grandissante sur la presse spécialisée dans le cinéma de genre. En ce sens, la réception du péplum paraît profondément scindée. L’exemple d’Immortals montre pourtant que la réception ordinaire du film mythologique sur Internet reconduit et explicite certaines contradictions propres à la perception du péplum contemporain : diversité des plaisirs spectatoriels et des critères d’appréciation, rapport ambivalent au patrimoine gréco-latin et à la mainmise américaine, stratégies rhétoriques de distinction et d’évitement. |
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