La qualité d’un film est-elle soluble dans le goof ?Les goûts cinématographiques des chasseurs de goofs
Les goofs, soit les faux raccords, les anachronismes, les perches visibles dans le champ… et toute autre erreur non intentionnelle, sont présents dès la naissance du cinématographe – et dans tout pacte fictionnel. Pourtant, la « chasse aux goofs » ne s’est véritablement développée qu’avec l’essor d’...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Hlavní autoři: | , |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Mise au point
2022
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les goofs, soit les faux raccords, les anachronismes, les perches visibles dans le champ… et toute autre erreur non intentionnelle, sont présents dès la naissance du cinématographe – et dans tout pacte fictionnel. Pourtant, la « chasse aux goofs » ne s’est véritablement développée qu’avec l’essor d’Internet, créant des sites spécialisés (moviemistakes.com), des rubriques dédiées (la rubrique « goof » sur imdb.com), des émissions (« Faux raccord » sur allocine.fr) et toute une communauté de chasseurs et chasseuses de goofs sélectionnant avec soin le film à « dégoofer ». Si le goof est inévitable dans le cadre de la production d’une œuvre collective telle qu’un film de fiction, son absence, ou sa présence relative, est-elle pour autant un gage de qualité, du point de vue des professionnels du cinéma, du point de vue des spectateurs ? Ces erreurs sont-elles un critère pour évaluer un film ? Nous verrons dans cet article que les goofs font l’objet d’une traque sans répit du côté des professionnels, pour ensuite étudier plusieurs cas de dépréciation des œuvres lors de la découverte d’anomalies sérieuses telles que le « gobelet Starbucks » de Game of Thrones. Nous finirons par analyser les raisons qui font que les goofs peuvent aussi participer de la valorisation esthétique des films, au point que leur nombre devient un indice assez fiable du caractère « culte » de certaines œuvres. |
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