Puissances du quotidien : remèdes contre l’absence dans un cinéma chilien de l’exil
Après le coup d’État de 1973, le cinéma chilien reprit rapidement son activité depuis l’étranger. Deux films phares ont alors vu le jour, manifestations liminaires du « cinéma de l’exil » : Dialogue d’exilés (Raoul Ruiz, 1974) et Il n’y a pas d’oubli (Mallet, Fajardo et González, 1975). Le présent a...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Mise au point
2021
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Après le coup d’État de 1973, le cinéma chilien reprit rapidement son activité depuis l’étranger. Deux films phares ont alors vu le jour, manifestations liminaires du « cinéma de l’exil » : Dialogue d’exilés (Raoul Ruiz, 1974) et Il n’y a pas d’oubli (Mallet, Fajardo et González, 1975). Le présent article propose d’articuler ces deux œuvres en relevant une modalité qui leur est commune : la monstration des banalités quotidiennes de la vie en exil. Puisant librement dans la notion d’absence de Henri Bergson, et prenant appui sur des réflexions d’Edward Saïd, Georges Didi-Huberman et Enzo Traverso, le texte tentera d’expliquer pourquoi, en ces temps d’adversité, le cinéma chilien d’exil a cherché refuge dans une « poétique du quotidien », apparemment éloignée de tout impératif politique direct. L’article s’adonnera ensuite à l’analyse de quelques séquences servant à montrer comment ces films parviennent à désigner l’exil par deux voies différentes mais complémentaires, sans céder aux injonctions d’une mélancolie paralysante ni d’un positionnement politique péremptoire. |
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