Les quotidiens de la catastrophe : dispositifs documentaires contre l’oubli (Rithy Panh, Wang Bing)
Les derniers films du documentariste franco-cambodgien Rithy Panh (L’Image manquante, 2013 ; Exil, 2016 ; Les Tombeaux sans noms, 2018) utilisent la matière du quotidien, l’activité journalière, la banalité de l’expérience ordinaire pour raconter l’événement historique du génocide. Wang Bing, docume...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Mise au point
2021
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Les derniers films du documentariste franco-cambodgien Rithy Panh (L’Image manquante, 2013 ; Exil, 2016 ; Les Tombeaux sans noms, 2018) utilisent la matière du quotidien, l’activité journalière, la banalité de l’expérience ordinaire pour raconter l’événement historique du génocide. Wang Bing, documentariste chinois, rencontre depuis 2005 les survivants du camp de travail de Jiabiangou, matériau testimonial dont le montage en plusieurs projets filmiques (Fengming, Chronique d’une femme chinoise, 2007 ; Le Fossé, 2010 ; Traces, 2013 ; Les Âmes mortes, 2018) se concentre sur le vécu ordinaire des prisonniers de 1957 à 1961. Ces deux démarches documentaires ont en commun la volonté d’éclairer l’indicible par l’exposition d’un quotidien de la catastrophe. Cet article cherchera ainsi à saisir les enjeux énonciatifs, éthiques, scéniques de ces différents dispositifs mis en place par ces deux réalisateurs. La reconstruction du quotidien apparaît ainsi comme un lieu d’invention de formes dialogiques, un outil de mesure de la catastrophe et une stratégie de détournement de l’illisibilité historique du lieu. |
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