Filmer le quotidien : de l’intime au patrimonial

Pour un cinéaste amateur des années 1960, filmer, c’est le plus souvent filmer le quotidien. Nous proposons ici une étude de cas, à partir d’un fonds de films de famille déposé auprès de l’agence régionale Ciclic, en Centre-Val de Loire. Par ce biais, le film amateur se trouve requalifié en témoigna...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/map,
Auteur principal: Brisset, Frédérique
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mise au point 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Pour un cinéaste amateur des années 1960, filmer, c’est le plus souvent filmer le quotidien. Nous proposons ici une étude de cas, à partir d’un fonds de films de famille déposé auprès de l’agence régionale Ciclic, en Centre-Val de Loire. Par ce biais, le film amateur se trouve requalifié en témoignage patrimonial : le quotidien y prend une valeur mémorielle et ethnographique, grâce notamment à la mise en ligne publique d’extraits, dont la spectature hors de leur cadre familial initial engendre une réception différente, via une nouvelle relation dialectique. Par le régime mimétique du film, cet exemple interroge les notions de proximité et familiarité indissociables du quotidien. Après avoir établi les liens entre quotidien et film de famille, nous présentons les dispositifs de conservation de ces films pour nous focaliser ensuite sur le fonds de Robert Brisset et voir comment il illustre les rapports entre mémoire, histoire et quotidien. Nous nous appuyons pour cette analyse sur l’approche bergsonienne de la relation entre passé et présent à travers les concepts de mémoire, souvenir et re-présentation.