L’esthétique du quotidien dans Août, avant l’explosion d’Avi Mograbi : lieu et moteur de résistance politique
Dans Août, avant l’explosion, le cinéaste israélien Avi Mograbi s’adresse au spectateur en lui confiant son projet : filmer tous les jours du mois d’août le quotidien de ses compatriotes israéliens. Or, le projet, apparemment innocent, devient un geste de résistance dès lors que la caméra se heurte...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mise au point
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans Août, avant l’explosion, le cinéaste israélien Avi Mograbi s’adresse au spectateur en lui confiant son projet : filmer tous les jours du mois d’août le quotidien de ses compatriotes israéliens. Or, le projet, apparemment innocent, devient un geste de résistance dès lors que la caméra se heurte au quotidien affecté par le politique. Les séquences documentaires de rencontres fugaces et violentes avec les citoyens israéliens et palestiniens sont montées avec les séquences fictionnelles où Mograbi rejoue et romance des conflits intimes avec sa femme et son producteur, mais aussi avec les séquences de casting pour un film de fiction qu’il prépare. En analysant ces différentes strates du film, l’article interroge les choix esthétiques de Mograbi qui, tout en filmant le quotidien de son pays, révèle le présentisme comme régime d’historicité dans lequel se déploie et se fabrique l’histoire contemporaine d’Israël. Les propositions esthétiques du cinéaste deviennent des gestes politiques en ce qu’ils révèlent la dynamique commune de ces deux logiques temporelles, celle de la banalisation de la violence. |
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