Breaking Bad vs. Better Call Saul : enjeux d’une reconfiguration narrative et esthétique.Un spin-off pour une continuité à rebours ?
Nous nous intéressons ici à la reconfiguration narrative et esthétique qui se joue entre Breaking Bad, série originelle, et Better Call Saul, série dérivée ou spin-off qui oscille entre sequel et prequel. Nous analysons comment cette dernière est travaillée par une tension entre fidélité au dessein...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Mise au point
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Nous nous intéressons ici à la reconfiguration narrative et esthétique qui se joue entre Breaking Bad, série originelle, et Better Call Saul, série dérivée ou spin-off qui oscille entre sequel et prequel. Nous analysons comment cette dernière est travaillée par une tension entre fidélité au dessein matriciel de la série mère et une volonté d’émancipation du modèle afin de conquérir son identité propre. En passant d’une narration qui privilégie l’action et le suspense, à une lenteur propice à l’approfondissement psychologique, Better Call Saul propose un récit qui, amorçant faussement une continuité pour immédiatement partir à rebours, va prendre son temps, notamment en étirant les séquences. Reconfigurant également les enjeux de la mise en scène, plus immobile et distante, la série de Vince Gilligan et Peter Gould propose une « expérience esthétique » nouvelle, qui, tout en puisant dans la force visuelle de Breaking Bad, s’en détache pour conquérir son identité sérielle singulière. |
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