Cursus de cinéma : le rêve d’une époque ?

Dans un article publié en 2004 dans la revue Questions de communication, j’avais tenté d’examiner certains paradoxes, source de tensions et de malentendus, liés à la définition des études cinématographiques et audiovisuelles. Dix ans plus tard, les dysfonctionnements qui persistent dans notre champ...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/map,
Autor principal: Nacache, Jacqueline
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Mise au point 2015
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dans un article publié en 2004 dans la revue Questions de communication, j’avais tenté d’examiner certains paradoxes, source de tensions et de malentendus, liés à la définition des études cinématographiques et audiovisuelles. Dix ans plus tard, les dysfonctionnements qui persistent dans notre champ prouvent que non seulement les malentendus ne se sont pas apaisés mais qu’ils se sont aggravés, à mesure que nous nous sommes éloignés de ce qui a fondé notre communauté, à savoir le cinéma lui-même. À force de répéter que le cinéma « n’est pas une discipline », les chercheurs ont pris, vis-à-vis de leur objet, des distances qui sont devenues impossibles à résorber. Tout laisse penser désormais que l’idéal propre à la génération des « pères fondateurs », à savoir leur confiance dans le cinéma, dans sa capacité à former les esprits, était une illusion liée au contexte de l’époque. C’est cette confiance qu’il nous faut retrouver aujourd’hui, par-delà toutes les ambiguïtés, pour donner aux études cinématographiques et audiovisuelles de nouvelles perspectives d’avenir.