Versions multiples et langues en Europe

Dans cet article nous étudions le phénomène des versions multiples qui reste mal connu et qui est au cœur de la question linguistique européenne. Ce filmage de plusieurs versions d’un même film, avec différents acteurs parlant différentes langues, s’est développé dans les années 1930. Le rejet des f...

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Auteur principal: Barnier, Martin
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mise au point 2013
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans cet article nous étudions le phénomène des versions multiples qui reste mal connu et qui est au cœur de la question linguistique européenne. Ce filmage de plusieurs versions d’un même film, avec différents acteurs parlant différentes langues, s’est développé dans les années 1930. Le rejet des films en anglais, lors de la généralisation du parlant, croisé avec un anti-américanisme politique et économique explique ce type de production. La Paramount a installé des studios à Paris pour tourner les versions européennes de ses films. Mais les films qui ont eu le plus de succès sont les versions multiples intra-européennes. Les studios berlinois de Neubabelsberg résonnent des flonflons de ces opérettes filmées et autres comédies policières. De nombreux grands acteurs, cinéastes ou scénaristes ont été formés grâce aux versions multiples(Pagnol, Gabin, Fernandel, Annabella). Ce type de production s’arrête pendant la guerre. Notre article poursuit la recherche de films multilingues dans les années 1950 et 1960. Les co-productions européennes favorisent le retour de ces films. Un des acteurs change en fonction de sa notoriété dans son pays. Ces nouvelles versions multiples mélangent le doublage et les tournages de scènes supplémentaires avec un acteur différent. Jusqu’à la fin des années 1960 on trouve encore ces productions, aussi bien chez Jacques Deray, Jacques Demy que chez Orson Welles.