Penser l'économie du cinéma

Les données quantitatives permettent à l’économiste d’aborder chaque étude avec un sérieux supposé puisqu’elle va reposer sur des faits, et non des sentiments ou des impressions peu compatibles avec une ambition d’analyse scientifique. L’aspect subjectif, partisan ou polémique voile souvent l’analys...

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Auteur principal: Forest, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mise au point 2013
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les données quantitatives permettent à l’économiste d’aborder chaque étude avec un sérieux supposé puisqu’elle va reposer sur des faits, et non des sentiments ou des impressions peu compatibles avec une ambition d’analyse scientifique. L’aspect subjectif, partisan ou polémique voile souvent l’analyse, particulièrement dans les champs culturels au sens large, et cinématographique en particulier, tandis que l’aspect quantitatif permet de revenir à une certaine forme du réel. Ainsi, à l’assertion « les gros films américains envahissent le marché », des questions simples telles « gros, c’est combien ? » ou, « combien de films diffusés, et de quelles nationalités ? » permettent de replacer le problème dans une autre dimension, certainement plus propice à une compréhension pouvant même déboucher sur des modifications de pratiques. Si un sentiment d’aisance et de confiance peut alors saisir certains, il ne faudrait pas qu’ils oublient que si les outils ainsi forgés permettent une amélioration de la compréhension des mécanismes, en particulier liés à la production et aux échanges sur un marché, les causes et le sens de certaines évolutions leur échappent, et que le recours à d’autres approches non quantitatives leur est indispensable pour éclairer le chemin qu’ils entendent poursuivre.