Histoire, cinéma et idéologie : réflexions sur le Cimarron de Wesley Ruggles (1930)
C’est l’autocensure d’une société ou ses lapsus qui intéressent cette étude, à travers l’approche du mot « cimarrón », terme espagnol signifiant esclave fugitif, que le cinéma anglo-américain va s’approprier en le détournant, car il résiste à le reconnaître, ou à donner une place à la réalité de l’e...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Mise au point
2013
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | C’est l’autocensure d’une société ou ses lapsus qui intéressent cette étude, à travers l’approche du mot « cimarrón », terme espagnol signifiant esclave fugitif, que le cinéma anglo-américain va s’approprier en le détournant, car il résiste à le reconnaître, ou à donner une place à la réalité de l’esclavage. L’adaptation filmique du roman éponyme d’Edna Ferber par Wesley Ruggles immortalise la course sauvage de 50 000 fermiers potentiels en quête d’un lopin de terre dans le no man’s land de l’Oklahoma, glorifiant une installation légitimée par le droit, mais non par la justice. Ainsi « Cimarron » devient le vecteur d’un romantisme adamique, nomme un lieu qui sanctionne l’appropriation du territoire par des pionniers anglo-américains, mais occulte le passé métissé du Texas ainsi qu’une appartenance tabouée à l’africanité |
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