L’esprit républicain anglais adapté à la France du XVIIIe siècle : un républicanisme classique ?

Keith Baker rend compte de l’évolution de la pensée républicaine dans la France du second XVIIIe siècle (Révolution comprise) en opposant d’une part le républicanisme classique (fondé sur la vertu, le discours de la volonté collective, et l’idéalisation des Anciens), et d’autre part le républicanism...

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الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/lrf,
المؤلف الرئيسي: Hamel, Christopher
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: La Révolution française 2014
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الملخص:Keith Baker rend compte de l’évolution de la pensée républicaine dans la France du second XVIIIe siècle (Révolution comprise) en opposant d’une part le républicanisme classique (fondé sur la vertu, le discours de la volonté collective, et l’idéalisation des Anciens), et d’autre part le républicanisme moderne (fondé sur les droits, la rationalité progressiste des Lumières et le commerce). Cet article critique ce modèle interprétatif sur les plans historique, conceptuel et méthodologique. Historiquement, la diffusion massive des idées républicaines anglaises du XVIIe siècle à l’époque des Lumières et de la Révolution oblige à réviser la structure conceptuelle de l’opposition entre les deux républicanismes : chez les auteurs que Baker mentionne, les droits individuels ne s’opposent pas plus à la politique de la volonté que cette dernière ne s’oppose à la rationalité des Lumières. À cette double critique s’ajoute une objection méthodologique : en choisissant d’écrire une histoire des langages, Baker se prive des moyens de voir que les oppositions ou les tensions qu’il perçoit dans les textes sont, en réalité, moins le reflet de ce que ces auteurs soutiennent que le produit de ces catégories abstraites réifiées de façon abusive.