Post res perditas
En France, au lendemain de la naissance d’Haïti, nul ne doutait de la nécessité de reprendre la colonie perdue, mais il y avait débat quant aux modalités pour y refonder un ordre nouveau. Pour les colons, il fallait promptement rétablir l’esclavage, mais ils étaient combattus par ceux qui voulaient...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
La Révolution française
2024
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | En France, au lendemain de la naissance d’Haïti, nul ne doutait de la nécessité de reprendre la colonie perdue, mais il y avait débat quant aux modalités pour y refonder un ordre nouveau. Pour les colons, il fallait promptement rétablir l’esclavage, mais ils étaient combattus par ceux qui voulaient associer les hommes de couleur à la cause française. Avec la création de l’Empire, Napoléon fait taire les uns comme les autres et il leur impose un nouvel ordre qui intègre la discrimination raciale et l’esclavage dans une perspective civilisatrice. La référence historique est construite à partir de l’exemple de la Rome ancienne. Durant la période napoléonienne, on insiste sur l’exemple de l’empire romain, qui hiérarchisait les rapports sociaux au nom de l’homogénéité administrative. Cela est tout à fait évident dans un livre paru à Paris à la fin de l’année 1806, qui trace l’histoire des guerres serviles dans la Sicile romaine. L’auteur – un Italien des Lumières, Francesco Saverio Scrofani – soutient, par l’analogie avec l’Antiquité, les motivations d’une intervention qui rétablirait l’esclavage, mais imposerait à tous – blancs et noirs, libres et esclaves – de se reconnaître dans l’action civilisatrice de l’Empire. |
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