L’école de la Révolution à l’épreuve de l’utopie réformatrice

Dès l’an VIII, se multiplient les opinions négatives sur le bilan scolaire de la Révolution. L’historien peut s’interroger sur la réalité d’un tel constat. En pluviôse an II, le Comité d’Instruction Publique n’avait-il pas écrit au Comité de Salut Public qu’il mettait tout en œuvre pour développer l...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/lrf,
প্রধান লেখক: Grevet, René
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: La Révolution française 2013
বিষয়গুলি:
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সংক্ষিপ্ত:Dès l’an VIII, se multiplient les opinions négatives sur le bilan scolaire de la Révolution. L’historien peut s’interroger sur la réalité d’un tel constat. En pluviôse an II, le Comité d’Instruction Publique n’avait-il pas écrit au Comité de Salut Public qu’il mettait tout en œuvre pour développer l’instruction publique considérée comme « le gage de la solidité de la Révolution » ? La Révolution aurait-elle failli à cette mission fondatrice ? Aurait-elle préféré les mots aux actes, « les rêves utopiques » aux réalisations ? S’ils ont sans doute rêvé l’avenir, les révolutionnaires ont aussi agi au présent en légiférant et en administrant la question scolaire. En examinant le fait scolaire en Révolution, cette étude tente de mesurer l’écart entre exaltation utopique, volonté réformatrice et mise en œuvre effective. Cette politique n’a pas été toujours comprise ; elle a même été majoritairement rejetée en raison de son entreprise déchristianisatrice. L’action politique de la Révolution dans le domaine scolaire peut s’analyser comme un grand dessein contrarié et inachevé.