Quand l’étranger est le Français qui voyage
Le statut d’étranger renvoie depuis l’âge classique au fait d’être né dans une autre nation, et l’étrangeté à ce qui n’est pas connu ou familier. Avec les contraintes et réglementations de la période révolutionnaire, un triple renversement s’opère pour les Français en voyage, comme on le voit ici da...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
La Révolution française
2022
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le statut d’étranger renvoie depuis l’âge classique au fait d’être né dans une autre nation, et l’étrangeté à ce qui n’est pas connu ou familier. Avec les contraintes et réglementations de la période révolutionnaire, un triple renversement s’opère pour les Français en voyage, comme on le voit ici dans le cas de l’Italie. À la liberté d’aller et venir et à la recherche du pittoresque des classes les plus riches dans l’Europe cosmopolite succède un dépaysement qui peut amener celui qui n’adhère pas à la citoyenneté à se sentir étranger dans sa propre patrie. Le développement des modes de surveillance en Europe contribue surtout à faire du Français un étranger paradoxal : tantôt accueilli et protégé, tantôt subi, et tantôt craint au point d’être expulsé. Les pratiques de l’enquête, de la domination ou de l’exil, devenues ordinaires pour les Français hors de chez eux, accroissent ainsi le rejet de l’autre autant qu’elles finissent par nourrir des souffrances intimes. Il en résulte des manières nouvelles d’appréhender l’altérité. |
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