« On a tiré sur Togliatti ! » La difficile interprétation de l’attentat du 14 juillet 1948

Le 14 juillet 1948, à la nouvelle de l’attentat contre Palmiro Togliatti, le secrétaire général du Parti communiste italien, se déclenche de manière spontanée une grève générale illimitée tandis que l’Italie se couvre de barricades. Le calme ne revient que le 16 juillet, alors que de l’autre côté de...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/lrf,
Glavni avtor: Archambault, Fabien
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: La Révolution française 2012
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Le 14 juillet 1948, à la nouvelle de l’attentat contre Palmiro Togliatti, le secrétaire général du Parti communiste italien, se déclenche de manière spontanée une grève générale illimitée tandis que l’Italie se couvre de barricades. Le calme ne revient que le 16 juillet, alors que de l’autre côté des Alpes, le cycliste Gino Bartali s’apprête à remporter le Tour de France. Dès lors débute un autre combat, historiographique celui-là, autour de l’interprétation de cet événement exceptionnel. À gauche, le débat porte sur la question de savoir s’il s’agissait d’une authentique tentative insurrectionnelle ou bien d’une explosion de colère et d’indignation sans perspective politique précise. Du côté catholique s’élabore en contrepoint le mythe des vertus pacificatrices d’une victoire sportive, capable de détourner la masse des Italiens des sirènes démagogiques d’un Parti communiste présenté ainsi comme un corps étranger à la société italienne.