Re-creating the Past: The Manipulation of the Notion of Rupture in Egyptian Revolutions
L’histoire de l'Égypte moderne est riche en événements « révolutionnaires » : la révolte d’Ahmad Urabi en 1882, l’insurrection populaire en 1919 et le coup d’Etat des Officiers Libres en 1952. En étudiant la manière dont ces événements ont été perçus au moment de leur avènement, je propose que...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicat: |
La Révolution française
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’histoire de l'Égypte moderne est riche en événements « révolutionnaires » : la révolte d’Ahmad Urabi en 1882, l’insurrection populaire en 1919 et le coup d’Etat des Officiers Libres en 1952. En étudiant la manière dont ces événements ont été perçus au moment de leur avènement, je propose que leur redéfinition en tant que « révolutions » est un phénomène récent, lié à des transformations déclenchées après la Seconde Guerre mondiale. Le nouvel imaginaire révolutionnaire, qui se diffuse à ce moment sous influence des idées de gauche, est adopté par la population en quête d’une nouvelle idéologie contestataire pour faire face au régime monarchique en discrédit croissant. C’est en ce moment que s’opère la redéfinition du terme arabe polysémique al thawra : le sens positif de « la révolution » vient à éclipser son sens de « l’insurrection populaire », lieu d’évaluations négatives au début du XXe siècle. |
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