Rethinking Republicanism in Switzerland during 1798-1801
A partir de 1798, la Suisse entre en révolution. Toutefois, la notion de révolution est rapidement controversée et assimilée à la violence destructrice ainsi qu’à la perte d’indépendance et de neutralité du pays. L’étude des débats constitutionnels qui se succèdent en Suisse entre 1798 et 1801 est l...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Anglais |
| Publicado: |
La Révolution française
2011
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | A partir de 1798, la Suisse entre en révolution. Toutefois, la notion de révolution est rapidement controversée et assimilée à la violence destructrice ainsi qu’à la perte d’indépendance et de neutralité du pays. L’étude des débats constitutionnels qui se succèdent en Suisse entre 1798 et 1801 est l’occasion d’aborder le jeu des relations complexes qui se nouent entre la notion de rupture et celle de continuité. Je propose ici de montrer comment les élites politiques de tous bords prétendent se forger une légitimité en inscrivant leur discours et leur action dans la continuité de l’histoire « nationale ». En cherchant ainsi à placer leurs pas dans les traces du passé, la rupture créée par la Révolution tend à être dévalorisée et interprétée de façon négative par les acteurs eux-mêmes. Cette lecture « à chaud » de l’événement donne par la suite naissance à un biais historiographique par lequel la portée de la République helvétique est dépréciée pour longtemps dans l’histoire de la Suisse. |
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