Haïti-France. Permanences, évolutions et incidences d’une pratique de relations inégales au xixe siècle
Les assises des relations néocoloniales franco-haïtiennes sont progressivement plantées puis confortées durant le long xixe siècle haïtien (1804-1915). Dans un premier temps, les choix politiques observés par les élites dirigeantes haïtiennes en formation, comme la prise en compte des intérêts angla...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
La Révolution française
2019
|
| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les assises des relations néocoloniales franco-haïtiennes sont progressivement plantées puis confortées durant le long xixe siècle haïtien (1804-1915). Dans un premier temps, les choix politiques observés par les élites dirigeantes haïtiennes en formation, comme la prise en compte des intérêts anglais et étasuniens et l’évolution de l’échiquier régional, participent à freiner la progression de l’influence française en Haïti. En 1825, et avec en toile de fond la politique de la canonnière, la reconnaissance sous conditions de l’indépendance de l’ancienne Saint-Domingue par la France inaugure une étape de renforcement des échanges entre les deux États en dépit de discontinuités épisodiques. À la fin du xixe siècle, la prépondérance française en Haïti atteint son apogée, la présence des jeunes puissances allemande et étasunienne restant relativement modérée jusqu’en 1910. Tout au long du siècle, les relations franco-haïtiennes sont fondamentalement inégales. Subordination financière, dissymétrie des échanges commerciaux, relations diplomatiques déséquilibrées, prédominance des référents culturels français (religion, langue) au sein des couches sociales dominantes constituent le cadre dans lequel s’inscrivent durablement les rapports de dépendance tissés entre Port-au-Prince et Paris. Le débarquement des marines en Haïti en juillet 1915, en pleine guerre mondiale, marque une rupture : le rétrécissement graduel des échanges franco-haïtien sera à l’ordre du jour. |
|---|