Refuge et sociabilité politique : les francs-maçons domingois aux États-Unis au début du xixe siècle
Cet article se propose d’analyser les conséquences des révolutions de Saint-Domingue sur les formes de sociabilité atlantiques, et plus spécifiquement la franc-maçonnerie, qui tenait une place éminente et innovante avant la Révolution. En effet, au tournant du xixe siècle, suite à la révolte des esc...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
La Révolution française
2019
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Cet article se propose d’analyser les conséquences des révolutions de Saint-Domingue sur les formes de sociabilité atlantiques, et plus spécifiquement la franc-maçonnerie, qui tenait une place éminente et innovante avant la Révolution. En effet, au tournant du xixe siècle, suite à la révolte des esclaves de Saint-Domingue puis la perte définitive de l’île et l’indépendance d’Haïti, la fuite et l’implantation d’un nombre important de colons dans les grandes villes américaines suscite la recréation de loges maçonniques et leur adaptation au contexte américain. New York et La Nouvelle-Orléans accueillent, en particulier, un nombre significatif de réfugiés de Saint-Domingue qui sont à l’origine de la fondation de multiples loges qui deviennent des théâtres d’expérimentation qui prolongent celles menées à Saint-Domingue, notamment en matière de rites et de formation de réseaux maçonniques. La transition entre refuge temporaire et exil définitif pour les Domingois se traduit aussi par une américanisation progressive – mais incomplète – des structures maçonniques animées par les réfugiés dans les premières décennies du xixe siècle. |
|---|