Les négociations des traités de 1838

L’indépendance de Haïti, proclamée en 1804, n’a toujours pas de reconnaissance internationale vingt ans plus tard, l’ancienne puissance coloniale revendiquant toujours la souveraineté sur son ex-colonie. Après plusieurs tentatives infructueuses de reconquête, la France doit toutefois se résoudre à r...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/lrf,
Autori principali: Blancpain, François, Gainot, Bernard
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: La Révolution française 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’indépendance de Haïti, proclamée en 1804, n’a toujours pas de reconnaissance internationale vingt ans plus tard, l’ancienne puissance coloniale revendiquant toujours la souveraineté sur son ex-colonie. Après plusieurs tentatives infructueuses de reconquête, la France doit toutefois se résoudre à répondre aux avances du président Boyer. Le nouveau roi Charles X consent à reconnaître le nouvel État d’Haïti, moyennant une lourde indemnisation des anciens propriétaires, et des délais de paiement exorbitants. Boyer se résout à accepter l’ordonnance, espérant négocier le montant et les délais de l’indemnité. C’est l’objet des discussions de 1838, Louis-Philippe ayant remplacé Charles X. Les deux parties s’accordèrent sur un volet financier qui fixait à soixante millions le solde de l’indemnité payable en trente ans (le remboursement s’étala en fait sur quarante-cinq ans). Le volet de normalisation politique eut plus de mal à se concrétiser, en raison des soubresauts de régime à Haïti. La dette pesa lourdement sur le développement économique et social du pays. Puis Haïti espéra liquider son passif en recourant aux emprunts, qui ne firent qu’alourdir la dette du fait des intérêts, et provoquèrent finalement la catastrophique occupation du pays par les États-Unis en 1915.