« Sur fond de cruelle inhumanité » ; les politiques du massacre dans la Révolution de Haïti.
On peut caractériser fort justement la situation coloniale comme une « société de violence ». De la violence ordinaire au massacre racial, il y a toutefois des gradations, un changement d’échelle, dont il s’agit de mesurer la nature, la positivité, et la portée. Pour ce faire, nous prendrons la péri...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
La Révolution française
2011
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | On peut caractériser fort justement la situation coloniale comme une « société de violence ». De la violence ordinaire au massacre racial, il y a toutefois des gradations, un changement d’échelle, dont il s’agit de mesurer la nature, la positivité, et la portée. Pour ce faire, nous prendrons la période qui voit l’émergence de l’Etat indépendant de Haïti, entre 1799 et 1804. Nous concentrerons notre attention sur les massacres raciaux commis par le corps expéditionnaire français, que certains ouvrages récents ont placé au centre de polémique par l’utilisation d’expressions telles que « génocide » ou « crimes contre l’humanité ». Nous chercherons donc successivement à isoler le massacre par rapport à l’héritage colonial ; à évaluer la positivité du fait lui-même (la société coloniale est un univers de la peur, propice à la propagation de la rumeur) ; enfin à recontextualiser celui-ci, non pour en relativiser la portée, mais pour souligner combien une « politique du massacre », en une symbolique qui mêle le sang et la race, a pu être constitutive de la formation de la nation haïtienne. |
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