Vieilles familles et propriété neuve – Spéculations sur les biens nationaux dans les départements rhénans
Les ventes de biens nationaux permirent aux classes dirigeantes traditionnellement fortunées de l’Ancien régime d’asseoir leur condition économique et sociale, voire de l’améliorer sensiblement. La loi révolutionnaire libéra les terres de toutes les charges féodales, ce qui modifia fondamentalement...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
La Révolution française
2018
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les ventes de biens nationaux permirent aux classes dirigeantes traditionnellement fortunées de l’Ancien régime d’asseoir leur condition économique et sociale, voire de l’améliorer sensiblement. La loi révolutionnaire libéra les terres de toutes les charges féodales, ce qui modifia fondamentalement leur nature juridique, faisant d’elles désormais des marchandises pouvant être vendues librement. Les acheteurs investirent eux aussi leurs gains de manière traditionnelle, essentiellement dans la propriété foncière, comme l’attestent clairement les listes des impôts fonciers ainsi que les testaments compulsés. La propriété immobilière représentait, aussi bien dans la France napoléonienne que dans la Rhénanie prussienne, la base de l’ordre social, économique et politique. De nombreux notables rhénans tiraient leur richesse, leur pouvoir, leur influence et leur prestige social en premier lieu des affaires réalisées avec les biens nationaux. |
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