Des rafles de Boscawen au « Vengeur du Peuple »
La bataille navale est, par nature, un acte de guerre violent se déroulant dans l’espace maritime lui-même hostile à l’homme. Les évolutions perceptibles dans cet art de la guerre, du XVIIe siècle à la fin du Premier Empire, s’accompagnent d’indices prouvant l’agressivité croissante des combats. Cet...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
La Révolution française
2011
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La bataille navale est, par nature, un acte de guerre violent se déroulant dans l’espace maritime lui-même hostile à l’homme. Les évolutions perceptibles dans cet art de la guerre, du XVIIe siècle à la fin du Premier Empire, s’accompagnent d’indices prouvant l’agressivité croissante des combats. Cette violence accrue précède nettement les guerres révolutionnaires et impériales qui la porteront à son paroxysme. Elle apparaît au milieu du XVIIIe siècle, avec en particulier les combats de la guerre de Sept Ans.Auparavant, outil de prestige à la pointe de la technologie navale, le vaisseau de guerre est la cible de l’ennemi qui cherche à le prendre pour l’exhiber comme symbole de sa domination maritime. Avec le basculement de la guerre de Sept Ans, apparaît la destruction comme langage de puissance ciblant l’outil avant de viser les hommes, potentiel naval d’une nation. La panoplie des moyens s’élargit alors pour anéantir l’autre. L’enfermement concentrationnaire et funeste sur les pontons, la mise au point d’armes létales, l’utilisation de techniques de combat meurtrières, laissent peu de chance aux hommes d’échapper à l’acharnement et annoncent la fin des principes d’humanité. |
|---|