Le « massacre » est-il né aux guerres de Religion ?
Dans les débats publics de la Révolution Française, le massacre de la Saint-Barthélemy constitue un symbole répulsif à travers lequel le régime monarchique et les passions confessionnelles sont stigmatisés. Cette mémoire est la marque d’un basculement dans les sensibilités face aux violences extrême...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
La Révolution française
2011
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans les débats publics de la Révolution Française, le massacre de la Saint-Barthélemy constitue un symbole répulsif à travers lequel le régime monarchique et les passions confessionnelles sont stigmatisés. Cette mémoire est la marque d’un basculement dans les sensibilités face aux violences extrêmes ; son origine est repérable dès les troubles de religion, au XVIe siècle. Lors du procès des magistrats du Parlement d’Aix-en-Provence en 1551, accusés d’être les responsables du massacre de Vaudois de Provence en 1545, la notion de crime « hors humanité » apparaît. Au cours des guerres civiles de Religion, le massacre s’avère une pratique admissible sous la plume des hommes de guerre, mais aussi, a contrario, un seuil intolérable à partir duquel les victimes justifient une « guerre totale » et exigent reconnaissance. Se constitue ainsi une nouvelle norme qui distingue des violences qui relèvent de l’État de droit théoriquement mesuré et celles considérées comme des exactions parce que les civils en sont les premières victimes. La législation des paix de religion en témoigne. |
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