L’assassinat de l’Intendant de Paris le 22 juillet 1789, un prélude à la Grande Peur

L’assassinat du dernier Intendant de Paris, Bertier de Sauvigny, le 22 juillet 1789, constitue une date qui marqua les débuts de la Révolution française. Mais, dans le récit des premiers mois de cette dernière, ce fait fut quelque peu occulté par le retentissement au moins européen, sinon mondial, d...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/lrf,
Glavni avtor: Cohen, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: La Révolution française 2017
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:L’assassinat du dernier Intendant de Paris, Bertier de Sauvigny, le 22 juillet 1789, constitue une date qui marqua les débuts de la Révolution française. Mais, dans le récit des premiers mois de cette dernière, ce fait fut quelque peu occulté par le retentissement au moins européen, sinon mondial, du 14 juillet 1789, pas seulement dans les analyses de beaucoup d’historiens, mais aussi dans la vision des contemporains de la Révolution et des générations suivantes. Il nous est apparu intéressant d’expliquer cet évènement à la lumière du comportement des autorités monarchiques face aux actions de la population parisienne.En juillet 1789, au moins à Paris, ces actions constituèrent même une véritable effervescence populaire, dont les causes font l’objet de la première partie. Cette violence populaire s’explique par le contexte économique et social subi par la population parisienne. D’où, dans une deuxième partie, l’arrestation à Compiègne de l’intendant de Paris, qui incarnait les maux de la population et la pression des troupes royales, et ensuite son exécution par la foule déchaînée sur la place de l’Hôtel-de-Ville à Paris.Cet assassinat eut des conséquences importantes sur le plan politique et pénal, objets de la troisième partie. La conclusion de ce fait dramatique illustre les frustrations de la population parisienne nées des disettes successives durant une grande partie du xviiie siècle, à l’origine de ce que l’historien américain Steve Kaplan a dénommé un complot de famine.