République Atlantique. Double conscience, liminalité et modernité/colonialité à la fin du xviiie siècle (1754-1788)
Né en 1754 à Chartres, Jacques-Pierre Brissot est un homme du peuple qui s'est fait homme de lettres, attiré par les Hautes Lumières et sa modernité. Il aspirait à suivre l'itinéraire d'un Voltaire ou d'un d'Alembert, à devenir un homme de lettres en place. Mais la société d...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/lrf, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
La Révolution française
2017
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Né en 1754 à Chartres, Jacques-Pierre Brissot est un homme du peuple qui s'est fait homme de lettres, attiré par les Hautes Lumières et sa modernité. Il aspirait à suivre l'itinéraire d'un Voltaire ou d'un d'Alembert, à devenir un homme de lettres en place. Mais la société d'ordres lui rappelait qu'entre ses désirs et sa position, il existait une ligne de fracture qui s'appelait « privilège ». L'histoire de Brissot est celle de sa double conscience, issue psychique de sa liminalité sociale, pris entre une couche supérieure qui ne veut l'admettre en son sein et une couche inférieure dont il souhaite prendre ses distances. Cela faisait de lui un « méplacé », aussi étranger à lui-même qu'il l'était envers sa propre société. Son histoire est celle d'une « subjectivité voyageuse », tâchant de subvertir sa position et son identité fracturée depuis sa « République Atlantique ». Mais au-delà de cette déprise apparente, cette République élémentaire fut également l'espace-temps d'une nouvelle emprise : derrière les paroles et les gestes de la modernité réalisée de Brissot, se cachaient ceux d'une autre colonialité qui se constituait en deçà et à l'image de son sujet. |
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