L’impossible rencontre : nationalistes irlandais et républicains français dans la première moitié du XIXe siècle

Le premier dix-neuvième siècle n’est guère favorable aux idées républicaines, en France comme en Irlande. Sur l’île, la dynamique s’est éteinte, mais les références au « moment républicain » de la fin du XVIIIe siècle emplissent les discours des nationalistes. Daniel O’Connell trace les contours de...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/lrf,
1. Verfasser: Colantonio, Laurent
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: La Révolution française 2017
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Zusammenfassung:Le premier dix-neuvième siècle n’est guère favorable aux idées républicaines, en France comme en Irlande. Sur l’île, la dynamique s’est éteinte, mais les références au « moment républicain » de la fin du XVIIIe siècle emplissent les discours des nationalistes. Daniel O’Connell trace les contours de son projet politique à l’aune des dernières décennies du XVIIIe siècle, entre admiration pour le « Parlement de Grattan » (1782), son modèle, et condamnation des « hommes de 98 » qui lui servent de repoussoir. En dépit de l’hostilité affichée par O’Connell, les républicains français lui vouent une profonde admiration au milieu des années 1830. L’histoire de cette illusion permet de mesurer la distance séparant deux entreprises politiques qui ont pourtant en commun de revendiquer la souveraineté populaire. En 1848, après la révolution de Février, l’idéal républicain retrouve quelques couleurs en Irlande, mais le Gouvernement Provisoire reste sourd aux appels des nationalistes irlandais.