Question Formation in || Gana, a Khoesan Language

Le ǁGana est une langue autochtone du Botswana qui fait partie du groupe occidental du khoïsan central. La syntaxe du ǁgana, une langue désormais menacée d’extinction, reste encore largement méconnue. Cet article a pour objet de faire progresser la documentation du ǁgana en se concentrant sur les st...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/lla,
第一著者: Letsholor, Rose M.
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Anglais
出版事項: Linguistique et Langues Africaines 2023
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le ǁGana est une langue autochtone du Botswana qui fait partie du groupe occidental du khoïsan central. La syntaxe du ǁgana, une langue désormais menacée d’extinction, reste encore largement méconnue. Cet article a pour objet de faire progresser la documentation du ǁgana en se concentrant sur les structures interrogatives attestées dans cette langue. On s’efforcera en particulier de répondre aux deux questions suivantes : (a) Quelles sont les différents interrogatifs utilisés par le ǁgana dans les interrogations partielles ?, et (b) Quelle position occupent ces interrogatifs dans la phrase ǁgana ? En ce qui concerne la question (a), je démontre que le ǁgana génère la plupart de ses interrogations partielles à partir de deux formes de base, máá ‑ et nùú ; par ailleurs, il existe une troisième forme, hi‑, qui est utilisée uniquement dans les structures interrogatives où le locuteur ignore le genre de la personne à propos de laquelle il pose une question. La forme de base máá‑ correspond aux interrogatifs anglais ‘who’, ‘which’, ‘whose’ et ‘whom’ [français (à) qui, quel], et c’est aussi cette forme qui permet de produire les interrogatifs adverbiaux correspondant aux termes anglais ‘where’, ‘how’ et ‘when’ [français comment, où, quand]. La forme de base nùú correspond, elle, aux interrogatifs anglais ‘what’ et ‘why’ [français quoi/que et pourquoi]. En ce qui concerne la question (b), j’ai trouvé que les interrogatifs peuvent occuper trois positions distinctes en ǁgana, à savoir: (i) en début de phrase, (ii) à la suite du sujet, et (iii) à la suite d’un objet antéposé en début de phrase dans des constructions transitives ou ditransitives. Un autre résultat intéressant de mes recherches est le fait que, en ǁgana, les interrogatifs ne peuvent en aucun cas être placés en fin de phrase, et ce quelle que soit leur fonction, argumentale (sujet, objet direct or indirect) ou adverbiale. Ceci permet de supposer que, étant donné que de nombreuses études considèrent les interrogatifs comme des termes focalisés par essence, la position ‘fin de phrase’ ne peut jamais faire l’objet d’un processus de focalisation dans la langue ǁgana.